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... et je pars. Je pars parce que je sais que de toutes façon ses armes ne sont rien. Tout au plus 26 misérables lettres et quelques signes pour clarifier le tout. Je reste avec l'espace cependant. Il n'y a que le vide soit tangible. Il y a des mots qui m'ont totalement tué cette été, des mots que j'ai trop cru. Peut-on trop croire? peut-on trop rêver. Je ne sais rien. L'été fut larmoyant. Une barrière en moi est brisée. Ils sont en train de la reconstruire encore plus solidement. je rirais au nez du prochain qui me dira je t'aime, je cracherais dessus, je serais détestable je le brulerais des millions de papillons de nuit qui brûle ma tête en quête de lumière. il n'y en a plus dans ma vie de la lumière. Pourtant, malgré que je baissasse les armes, que je ne me batterai plus pour le juste, je sais, irrémédiablement, je restais stupidement moi. J'aurais beau ne plus vouloir me battre... je le ferais quand même. Je ferais semblant d'être cette personne que l'été à forgé avec son lourd marteau, cette personne qui a passé au travers, cette personne cicatrisée et cette personne forte. Mais, vous savez bien sûr, c'est une image.
J'ai peur. Je suis enragé. J'ai envie de crier. j'ai envie de rire. j'ai envie de pleurer.
Et là je me tiens devant vous. Je ne sais pas qui j'étais dans vos yeux. L'ami pour certain probablement? l'homme à faire souffrir pour d'autre assurément... Une chose est sûre: je ne sais pas qui je suis dans mes propres yeux.
Je vous vois grandi. Wow! le cégep, les appartements. Je te vois tu prend l'autobus.
Je... je me sens extrêmement vieux et las à l'intérieur. et bien que je fusse vieux je n'ai même pas les réponses pour moi-même ni pour vous et... et vous m'en posez tant. Je ne comprend pas pourquoi. Je n'ai encore rien compris de la vie. Je suis... Je ne suis pas la personne que je crois être. Je ne suis pas la personne que vous croyez que je suis. Je suis entre les deux. Je ne comprends pas.
Je tremble. Je tremble sous le poids que j'ai sur les épaules toujours et toujours. Que j'accepte de porter pour tous que je veux porter pour tous parce que je sais que c'est lourd la vie et les malheurs.
Je... je laisse mes armes derrière, les 26 misérables lettres et les poussière de grammaire, de vocabulaire, de ponctuation. Je les laisse un instant je les reprendrais plus tard...
Je me sens comme un enfant.
-Maman, mon coeur est cassé comment on le répare?
-On le répare pas... il fallait faire attention...
-Mais Maman pourquoi tu me l'a pas dit!
-C'est ce genre de choses qui ne se disent pas.
-M'man j'ai froid et je tremble... m'man pourquoi tu flotte dans le ciel avec les étoiles? P'pa pourquoi vous me regardez avec des yeux comme quand j'ai envie de pleurer? je ne comprends pas.
-Tu as grandi si vite...
Je tremble. Je tremble outrageusement beaucoup. Je n'ai personne pour me prendre dans ses bras et me murmurer à l'oreille: «Chut, calme toi... tout iras bien...».
Parce que, on le sais, tout pourras mal aller et on sera là encore demain à se demander dans quel univers de cinglés on évolue. là simplement ahuri devant l'éternité et la mouvance dans les choses.
Je laisse derrière moi: 26 misérables lettres et des poussières d'étoiles. Je n'arrêterais pas d'écrire. J'ai simplement l'impression que de toutes façons c'est inutile. Mais j'aime bien l'inutilité. Alors je n'arrêterais pas d'écrire. Je vais arrêter de dynamiter mon intérieur pour tout comprendre. Et je vais peut-être arrêter de me troué la vie avec des pourquoi, des comment des qu'en dira-t-on et des chimères obscurcies.
Cette été j'ai pissé le sang parce que je me suis coupé avec le A de amour et j'essaie de tout raccommoder avec le O de oubli. Je me suis courbé le dos avec le R de responsabilité. J'ai réussi à me faire respirer avec le F de friend. Je crache sur le H de vous savez pertinemment quel mot qui me fait sentir si étranger dans l'étrangeté. Je suis tomber en bas du C de Cégep. J'en ai plein le cul du Q de Québec. J'en peux plus de mes racines en forme de P comme Porteneuf. J'assassine sur mon I comme illusion. ETC... Etc... ET CETERA.
Et j'espère que dans l'avenir je pleurerais moins pour une journée. Pour mes peurs. Parce que le monde me semble bien être un théâtre triste mais moi je vois les acteurs que nous sommes tous et je me dis... oui pour ça au moins j'ai à survivre. Et je rêve encore un peu.. et je ne sais pas pourquoi.
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